J'avoue ne pas être très au fait des différences de prix France/Belgique dans les supermarchés. Il faut vraiment que le prix soit exorbitant pour que j'y fasse attention. Ce qui me fait dire que la différence de prix entre une courgette achetée en Belgique et une courgette achetée en France n'est pas forcément énorme. Par contre, s'il y a bien quelque chose qui m'intéresse, c'est la qualité du produit que j'achète. Sur ce point, la différence Paris/Bruxelles était très marquée.
A Paris, j'ai testé tout un tas de supermarchés: Monoprix, Franprix, Auchan, Champion, Shopi et Inno principalement. A chaque fois, j'y ai trouvé la même viande grisâtre, les mêmes légumes géants insipides et la même frustration de ne pas trouver ma marque préférée ou l'ingrédient que je cherchais. Aucune différence, même chez Inno qui est prétendument un supermarché "de luxe". Le boucher du coin vendait de la viande juste passable. C'est bien simple: je me suis tournée vers les supermarchés bios (Naturalia, Les Nouveaux Robinsons) pour enfin trouver des produits frais et de qualité. Adieu les steaks, vive le tofu! Quelque part, je me disais que c'était peut-être simplement une évolution de mes goûts culinaires.
De retour en Belgique, j'ai redécouvert la viande. Et les légumes du supermarché de bonne qualité. Et tout ça simplement chez GB, pas même un supermarché réputé!
Alors maintenant, je peux le clamer haut et fort: le français moyen habitant en région parisienne mange très mal. Je ne peux juger les supermarchés de province, peut-être la qualité est-elle supérieure là-bas. Toujours est-il qu'à Paris, il faut aller au restaurant (mais souvent hors de prix) pour manger correctement (mais souvent gras).
Le réseau de distribution n'est clairement pas basé sur les mêmes principes en France et en Belgique. A Paris, il m'arrivait régulièrement de chercher un ingrédient qui n'était plus en rayon pour une raison inconnue alors que je l'avais aperçu deux semaines auparavant. J'ai ainsi passé quatre mois à chercher désespérément une boîte de haricots rouges. Ou des darnes de cabillaud (que je n'ai d'ailleurs jamais réussi à retrouver).
Parlons à présent plus en détail des supermarchés belges. Comme je fais passer la qualité avant tout, je ne parlerai pas de Lidl ou de Leader Price. Autant dire que je n'y ai jamais mis les pieds!
- Delhaize: à mes yeux, le meilleur supermarché! Plus cher que les autres, mais la qualité s'en ressent et ils en font même leur motto. Beaucoup de choix, sauf dans les City Delhaize. La marque au lion est le supermarché préféré des snobs!
- GB: racheté par Carrefour mais indépendant semble-t-il. En tout cas, clairement supérieur à la qualité Carrefour à laquelle je m'attendais. Les GB varient beaucoup d'un gérant à l'autre. Dans un quartier calme et résidentiel, il y aura de grandes chances que le haut de gamme soit au rendez-vous.
- Colruyt: atypique, ce supermarché propose de petits prix pour de grosses quantités. La différence de prix est due au fait qu'ils ne dépensent rien en présentation des produits: un Colruyt est un hangar où sont entreposées des palettes où les clients se servent. Il n'y a pas de caisses à proprement parler mais un "caissier" vient scanner le contenu de votre caddy. Et vous ne recevez pas de ticket à la fin mais une "facture".
- Match: j'y vais rarement mais il me semble que c'est au même niveau que GB.
- Rob: là où Inno était censé être un supermarché de riches, Rob est un supermarché de millionnaires. Outre un service traiteur exceptionnel (mais très cher), on y trouve des produits très variés. C'est donc parfait si vous avez besoin d'un ingrédient particulier mais ça s'arrête là. Les autres produits sont exactement les mêmes que partout ailleurs, sauf qu'ils sont deux fois plus chers.
mercredi 25 novembre 2009
jeudi 19 novembre 2009
Coût de la vie: Logement
Vivre à Bruxelles peut être particulièrement avantageux au niveau du coût de la vie. Bruxelles offre tous les avantages d'une capitale tout en ayant la mentalité (et la taille) d'une ville de province. Théâtre, cinéma, bars, discothèques, magasins,... tout est disponible dans un rayon bien plus petit qu'une ville comme Paris par exemple. Et même si vous ne trouvez pas votre bonheur à Bruxelles même, en 20 à 30 minutes de voiture, vous êtes déjà ailleurs.
Voyons plus en détails quels sont les avantages financiers que Bruxelles (et par extension, la Belgique) peut nous offrir.
Tout d'abord le logement. Argument non négligeable. Non seulement les loyers sont moins chers, mais les surfaces sont plus grandes et les propriétaires moins regardants sur votre salaire. A titre d'exemple, je comparerai ma propre situation actuelle avec celle que j'avais à Paris.
Paris: 2 pièces de 50 m² situé à Boulogne Billancourt, bon quartier à 2 pas du métro et des commerces, avec place de parking, cave et balcon, immeuble récent avec gardien, chauffage électrique, cuisine non équipée. Loyer, charges comprises: 1200€.
Bruxelles: 2 chambres de 75 m² (en Belgique, on compte en chambres à coucher et non en pièces; ce serait donc l'équivalent d'un 3 pièces en France) situé à Etterbeek (Bruxelles donc, je reviendrai sur les communes bruxelloises), bon quartier à 2 pas du métro et des commerces, sans place de parking (mais de la place dans la rue) et avec cave (possibilité d'y mettre une machine à laver), ancienne maison de maître avec plancher en bois et baie vitrée, chauffage et cuisinière au gaz, cuisine équipée. Loyer (eau comprise): 760€.
La différence est de taille.
En ce qui concerne les charges, le belge fonctionne souvent par "provision". C'est-à-dire que l'on va payer pendant plusieurs mois, voire un an, le montant des charges tel que payées par l'ancien locataire. Mais on sera remboursé après ajustement, en fin de période. Pas de chance si comme moi, le locataire précédent était particulièrement dépensier: 130€ de charges par mois. Au bout de 6 mois et après ajustement, je vais être remboursée de 400€. Ca peut être une manière d'épargner!
D'autre part, sachez qu'en Belgique, les cuisines sont pratiquement toujours équipées: armoires, cuisinière et frigo, c'est la base. Parfois, vous aurez aussi un lave-vaisselle ou une machine à laver (ce sera alors décrit sur l'annonce comme une cuisine "super" ou "hyper" équipée). Bon à savoir, non?
Les propriétaires sont aussi globalement moins frileux qu'en France. Peut-être ont-ils moins de problèmes de loyers impayés? Toujours est-il qu'il est beaucoup moins répandu de demander à un futur locataire une copie de ses fiches de paie sur les 3 derniers mois ou un dossier complet sur sa généalogie (le belge rechigne de toute façon à montrer des données financières personnelles). Il est également moins courant de passer par des agences. Si toutefois, vous tombez sur une annonce passée par une agence, pas de panique. Ca ne change rien pour vous: les frais d'agence sont payés par le propriétaire.
Les deux meilleurs sites de recherche immobilière sont: http://www.vlan.be et http://www.immoweb.be. Le rush sur les dernières annonces est aussi moins important qu'à Paris. Il y a moins de visites groupées (bien que cela puisse arriver en agence).
Pour les étudiants, il existe plusieurs possibilités, en fonction de l'université que vous avez choisie. A Bruxelles ou dans tout autre ville, en raison des prix assez bas, il est possible de louer seul un studio (ou "flat", également nommé "kot" pour les étudiants). Un kot selon les critères belges aura une superficie de +/-20 à 30 m², voire plus si vous êtes riche. Une colocation est aussi envisageable. Pour peu que le propriétaire accepte les colocations d'étudiants, on peut ainsi avoir une surface de 100 à 150 m² pour 3 à 4 personnes! Ce qui ferait environ 300 à 400€ par personne.
Mais si vous étudiez à Louvain-la-Neuve, il est nettement recommandé de faire une colocation. Vous pourrez ainsi avoir jusqu'à 12 co-kotteurs (hé oui)! C'est une des meilleurs manières de découvrir cette ville estudiantine par excellence. Vivre seul à Louvain-la-Neuve est aussi regrettable que de chercher une colocation à Trifouillis-les-Oies. L'université vous aidera à trouver un kot selon vos critères. Attention toutefois: les kots de Louvain-la-Neuve varient beaucoup en qualité. Ils sont plus petits (10 m² pour un kot isolé avec les toilettes en commun) et moins "typiques" qu'à Bruxelles. Ils consistent souvent en cages à poules mal insonorisées avec un petit air de bunker de derrière les fagots. Les chambres sont petites et parfois, même les parties communes sont minuscules! Ceci dit, les kots de LLN donnent à la colocation estudiantine d'autres dimensions, comme les "kots à projet" soit des colocations articulées autour d'un thème précis et organisant des activités autour de ce thème (linguistique, passion partagée, opinions politiques ou sociales, entraide, etc).
Voyons plus en détails quels sont les avantages financiers que Bruxelles (et par extension, la Belgique) peut nous offrir.
Tout d'abord le logement. Argument non négligeable. Non seulement les loyers sont moins chers, mais les surfaces sont plus grandes et les propriétaires moins regardants sur votre salaire. A titre d'exemple, je comparerai ma propre situation actuelle avec celle que j'avais à Paris.
Paris: 2 pièces de 50 m² situé à Boulogne Billancourt, bon quartier à 2 pas du métro et des commerces, avec place de parking, cave et balcon, immeuble récent avec gardien, chauffage électrique, cuisine non équipée. Loyer, charges comprises: 1200€.
Bruxelles: 2 chambres de 75 m² (en Belgique, on compte en chambres à coucher et non en pièces; ce serait donc l'équivalent d'un 3 pièces en France) situé à Etterbeek (Bruxelles donc, je reviendrai sur les communes bruxelloises), bon quartier à 2 pas du métro et des commerces, sans place de parking (mais de la place dans la rue) et avec cave (possibilité d'y mettre une machine à laver), ancienne maison de maître avec plancher en bois et baie vitrée, chauffage et cuisinière au gaz, cuisine équipée. Loyer (eau comprise): 760€.
La différence est de taille.
En ce qui concerne les charges, le belge fonctionne souvent par "provision". C'est-à-dire que l'on va payer pendant plusieurs mois, voire un an, le montant des charges tel que payées par l'ancien locataire. Mais on sera remboursé après ajustement, en fin de période. Pas de chance si comme moi, le locataire précédent était particulièrement dépensier: 130€ de charges par mois. Au bout de 6 mois et après ajustement, je vais être remboursée de 400€. Ca peut être une manière d'épargner!
D'autre part, sachez qu'en Belgique, les cuisines sont pratiquement toujours équipées: armoires, cuisinière et frigo, c'est la base. Parfois, vous aurez aussi un lave-vaisselle ou une machine à laver (ce sera alors décrit sur l'annonce comme une cuisine "super" ou "hyper" équipée). Bon à savoir, non?
Les propriétaires sont aussi globalement moins frileux qu'en France. Peut-être ont-ils moins de problèmes de loyers impayés? Toujours est-il qu'il est beaucoup moins répandu de demander à un futur locataire une copie de ses fiches de paie sur les 3 derniers mois ou un dossier complet sur sa généalogie (le belge rechigne de toute façon à montrer des données financières personnelles). Il est également moins courant de passer par des agences. Si toutefois, vous tombez sur une annonce passée par une agence, pas de panique. Ca ne change rien pour vous: les frais d'agence sont payés par le propriétaire.
Les deux meilleurs sites de recherche immobilière sont: http://www.vlan.be et http://www.immoweb.be. Le rush sur les dernières annonces est aussi moins important qu'à Paris. Il y a moins de visites groupées (bien que cela puisse arriver en agence).
Pour les étudiants, il existe plusieurs possibilités, en fonction de l'université que vous avez choisie. A Bruxelles ou dans tout autre ville, en raison des prix assez bas, il est possible de louer seul un studio (ou "flat", également nommé "kot" pour les étudiants). Un kot selon les critères belges aura une superficie de +/-20 à 30 m², voire plus si vous êtes riche. Une colocation est aussi envisageable. Pour peu que le propriétaire accepte les colocations d'étudiants, on peut ainsi avoir une surface de 100 à 150 m² pour 3 à 4 personnes! Ce qui ferait environ 300 à 400€ par personne.
Mais si vous étudiez à Louvain-la-Neuve, il est nettement recommandé de faire une colocation. Vous pourrez ainsi avoir jusqu'à 12 co-kotteurs (hé oui)! C'est une des meilleurs manières de découvrir cette ville estudiantine par excellence. Vivre seul à Louvain-la-Neuve est aussi regrettable que de chercher une colocation à Trifouillis-les-Oies. L'université vous aidera à trouver un kot selon vos critères. Attention toutefois: les kots de Louvain-la-Neuve varient beaucoup en qualité. Ils sont plus petits (10 m² pour un kot isolé avec les toilettes en commun) et moins "typiques" qu'à Bruxelles. Ils consistent souvent en cages à poules mal insonorisées avec un petit air de bunker de derrière les fagots. Les chambres sont petites et parfois, même les parties communes sont minuscules! Ceci dit, les kots de LLN donnent à la colocation estudiantine d'autres dimensions, comme les "kots à projet" soit des colocations articulées autour d'un thème précis et organisant des activités autour de ce thème (linguistique, passion partagée, opinions politiques ou sociales, entraide, etc).
mercredi 18 novembre 2009
Tout est relatif
Les raisons qui poussent les français à s'installer en Belgique sont multiples: mutation, choix de vie, études, retraite,... Toujours est-il que le plat pays attire un nombre de plus en plus important de français: c'est pas loin et on parle la même langue!
Il faut déjà savoir que la notion de distance n'est pas la même pour un belge et un français. S'il est vrai que de nombreux jeunes wallons doivent quitter leur famille pour venir faire leurs études "à la ville", ils ne vont jamais très loin, 100 km tout au plus. Un jeune français, par contre, devra couper le cordon de manière beaucoup plus radicale en raison de la dimension de son pays et des distances énormes (d'un point de vue belge) qui peuvent le séparer de ses parents. Avec 700 km entre le Sud de la France et la capitale, ça fait une trotte. On ne revient pas tous les week-ends, ça c'est sûr.
Pour un belge, faire 40 km pour aller à une soirée, c'est un peu exagéré. A plus forte raison pour les bruxellois qui sont habitués à tout avoir à côté de chez eux. Un parisien sera beaucoup plus enclin à faire une heure de route simplement pour passer dire bonjour à un copain un vendredi soir. Pas le choix, de toute façon le périph' est saturé.
Il va sans dire que les pauvres 350 bornes séparant Bruxelles de Paris sont considérées en France comme de la gnognotte.
En Belgique, prenez votre voiture à partir de Bruxelles et faites 100 km dans la direction de l'un des 4 points cardinaux. Ca y est, vous n'êtes plus en Belgique.
Donc, la proximité certainement fait partie des attraits.
La qualité de vie aussi (j'y reviendrai). Et les études, moins coûteuses et tout aussi complètes, particulièrement dans le domaine de la santé. Il n'y a pas d'ISF en Belgique: on pense tous très fort à Johnny. Il nous aura finalement préféré la Suisse.
Il y a de nombreuses raisons, c'est un fait.
Malheureusement, les français pensent parfois à tort que les belges sont "les petits frères perdus du Nord". Or, pour des raisons historiques, nous sommes relativement différents des français. Souvent, à Paris, on me disait qu'on remarquait pas que j'étais belge (je n'ai pas l'accent par exemple). De temps à autre, j'employais un mot barbare, mais la différence culturelle semblait s'arrêter là. Pourtant Dieu sait si au fond de moi, je me sentais différente dans un millier de petits détails presque trop difficiles à cerner.
Et vous aussi, français en Belgique, vous allez vous sentir différents.
Et c'est ce que j'aimerais vous aider à mieux comprendre.
Il faut déjà savoir que la notion de distance n'est pas la même pour un belge et un français. S'il est vrai que de nombreux jeunes wallons doivent quitter leur famille pour venir faire leurs études "à la ville", ils ne vont jamais très loin, 100 km tout au plus. Un jeune français, par contre, devra couper le cordon de manière beaucoup plus radicale en raison de la dimension de son pays et des distances énormes (d'un point de vue belge) qui peuvent le séparer de ses parents. Avec 700 km entre le Sud de la France et la capitale, ça fait une trotte. On ne revient pas tous les week-ends, ça c'est sûr.
Pour un belge, faire 40 km pour aller à une soirée, c'est un peu exagéré. A plus forte raison pour les bruxellois qui sont habitués à tout avoir à côté de chez eux. Un parisien sera beaucoup plus enclin à faire une heure de route simplement pour passer dire bonjour à un copain un vendredi soir. Pas le choix, de toute façon le périph' est saturé.
Il va sans dire que les pauvres 350 bornes séparant Bruxelles de Paris sont considérées en France comme de la gnognotte.
En Belgique, prenez votre voiture à partir de Bruxelles et faites 100 km dans la direction de l'un des 4 points cardinaux. Ca y est, vous n'êtes plus en Belgique.
Donc, la proximité certainement fait partie des attraits.
La qualité de vie aussi (j'y reviendrai). Et les études, moins coûteuses et tout aussi complètes, particulièrement dans le domaine de la santé. Il n'y a pas d'ISF en Belgique: on pense tous très fort à Johnny. Il nous aura finalement préféré la Suisse.
Il y a de nombreuses raisons, c'est un fait.
Malheureusement, les français pensent parfois à tort que les belges sont "les petits frères perdus du Nord". Or, pour des raisons historiques, nous sommes relativement différents des français. Souvent, à Paris, on me disait qu'on remarquait pas que j'étais belge (je n'ai pas l'accent par exemple). De temps à autre, j'employais un mot barbare, mais la différence culturelle semblait s'arrêter là. Pourtant Dieu sait si au fond de moi, je me sentais différente dans un millier de petits détails presque trop difficiles à cerner.
Et vous aussi, français en Belgique, vous allez vous sentir différents.
Et c'est ce que j'aimerais vous aider à mieux comprendre.
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